Sur la scène internationale, l’appel d’offres de l’Egypte s’est soldé, sans surprise, par un achat de blé russe, mais pour un seul bateau de 55 000 tonnes « sur un prix en hausse affiché à 225 dollars la tonne Fob » (« free on board », sans les frais de transport et afférents), ont rapporté différents cabinets d’analystes.

Ce prix est en hausse de 13 dollars la tonne par rapport au dernier appel d’offres lors duquel l’Egypte, un des principaux importateurs mondiaux, avait acheté quelque 530 000 tonnes, a souligné le cabinet Inter-Courtage, suggérant ainsi en creux que le pays pourrait rapidement lancer un nouvel appel d’offres.

L’Egypte avait précédemment « beaucoup chargé la mule », a souligné un courtier interrogé par l’AFP, estimant que le Gasc, autorité publique d’achat égyptienne, pouvait « se permettre de ne prendre qu’un bateau » et ainsi temporiser, en attendant que les prix baissent.

Pression à la baisse sur les primes portuaires

D’une manière générale, ce courtier a d’ores et déjà constaté un début de pression à la baisse sur les primes portuaires pratiquées en France, notamment après un appel d’offres algérien sur les orges, lors duquel des lots des pays baltes et de la Pologne ont été privilégiés au détriment des marchandises françaises.

Autre facteur de pression sur les prix, les agriculteurs, « à partir du 1er septembre, doivent payer des frais de stockage à leur organisme stockeur, qu’il soit coopératif ou privé, et donc, pour ne pas payer ces frais de stockage, ont vendu à leur coopérative ou à leur négociant », entraînant une « pression à la vente sur tous les produits », selon ce courtier.

Enfin, l’écart de prix important à l’avantage du maïs pourrait inciter les fabricants d’aliment du bétail à le privilégier, au détriment du blé et de l’orge.

Vers 17h00 sur Euronext, la tonne de blé tendre reculait de 50 centimes sur l’échéance de septembre, à 189,25 euros, et était stable sur l’échéance de décembre, à 188 euros.

La tonne de maïs, quant à elle, était stable sur l’échéance de novembre, à 166,75 euros, et sur l’échéance de janvier, à 169,50 euros.

Avec l’AFP.
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