La veille, à la Bourse de Chicago, les cours du blé et du maïs avaient légèrement rebondi, terminant dans le vert pour la première fois depuis trois séances. Après le vent de panique lié à la progression de la pandémie de Covid-19 et à la découverte d’un nouveau variant du virus, le mouvement à la hausse est favorisé à la fois par des liquidations de positions et par la robustesse d’une demande mondiale toujours supérieure à l’offre.

Sur la scène internationale, la baisse importante des derniers jours a réveillé l’appétit des acheteurs, avec le retour remarqué de la Chine aux achats. La Chine « aurait acheté des graines de soja américaines et brésiliennes sur décembre/janvier, des maïs ukrainiens sur janvier/avril et des blés fourragers australiens sur mars/avril », relève le cabinet Inter-Courtage. Les traders ukrainiens espèrent voir la Chine accentuer ses achats de maïs dans un contexte de récolte record proche des 40 millions de tonnes, note le cabinet Agritel.

Par ailleurs, l’activité est soutenue sur les marchés, rapporte Inter-Courtage, avec des appels d’offres conséquents. L’Arabie Saoudite a lancé un gros appel d’offres, pour l’achat de 535 000 tonnes de blé, pour des livraisons entre mai et juillet 2022, et la Tunisie un triple appel d’offres pour l’achat de 175 000 tonnes de blé tendre, de 92 000 tonnes de blé dur et de 100 000 tonnes d’orge fourragère.

La Jordanie a acheté 60 000 tonnes d’orge fourragère d’origine optionnelle, sans doute de la mer Noire, à 307 dollars la tonne, chargement et fret compris, pour juin. Et la Turquie, bien que premier client de la Russie, via la mer d’Azov, aurait acheté récemment deux bateaux de blé argentin, note Inter-Courtage.

Vers 17h00 sur Euronext, le prix du blé tendre progressait de 7,50 euros, à 289,50 euros la tonne, sur l’échéance de décembre et de 7,75 euros sur celle de mars, à 295 euros la tonne.

Le maïs gagnait 3,75 euros, à 243,75 euros la tonne, sur l’échéance de janvier et 4,50 euros, à 244,25 euros la tonne, sur celle de mars.

Avec l’AFP