En Europe, « la fin de semaine va être marquée par une volonté d’avancer dans les travaux de récolte avant les pluies annoncées pour la fin du week-end et la semaine prochaine », rapporte le cabinet Agritel. Le marché est « nerveux » en raison des retards pris dans les moissons et des risques pesant de fait sur la qualité des grains, poursuit Agritel.

En France, au 26 juillet 2021, 47 % de la récolte de blé tendre a été réalisée, contre 87 % l’an dernier, selon le suivi Céré’Obs, de FranceAgriMer. 75 % des blés sont jugés dans un état bon à très bon (ils n’étaient que 56 % l’année dernière).

En maïs, le stade de la floraison femelle a pris un peu de retard par rapport à d’ordinaire. Dans le même temps, 90 % des maïs poussent dans des conditions bonnes à très bonnes (contre 77 % l’an dernier).

Autre facteur de tension : la sécheresse en Amérique du Nord qui malmène les cultures de blé de printemps. Selon les dernières estimations du Conseil international des céréales (CIC), la production mondiale de blé 2021-2022 est revue à la baisse, à 788 millions de tonnes, notamment en raison du temps sec au Canada et aux États-Unis. À l’inverse, l’estimation de production de maïs est révisée légèrement à la hausse, à 1,2 milliard de tonnes.

Vers 16 h 30 sur Euronext, la tonne de blé reculait de 2,25 euros sur l’échéance de septembre à 218,50 euros, et de 1,50 euro sur l’échéance de décembre à 220,75 euros.

La tonne de maïs, pour sa part, prenait 6,75 euros sur l’échéance d’août, bientôt close, à 274 euros, et reculait de 1 euro sur l’échéance de novembre à 209,50 euros.

Avec l’AFP.