« La problématique actuelle demeure […] avant tout liée à la progression des travaux de récolte pour notamment les blés tendres » qui sont retardés par les intempéries en France et ailleurs en Europe, souligne le cabinet Agritel dans une note du 29 juillet 2021.

« Sur le plan qualitatif, après une première partie de moisson correcte, les interrogations sont naturellement nombreuses sur l’impact des pluies sur les surfaces encore sur pied », poursuit Agritel.

Situation préoccupante des blés de printemps aux États-Unis

Le blé restait ferme également aux États-Unis, du fait de la situation préoccupante des cultures de blé de printemps, malmenées par la chaleur qui accable le nord-ouest des États-Unis depuis plusieurs semaines. Les conditions de cultures sont « très défavorables, principalement dans les plaines des Dakotas », résume Inter-Courtage.

Ventes européennes

Dans un communiqué paru le 28 juillet 2021, Jean-François Lépy, directeur général de Soufflet Négoce, estime que les niveaux de production européenne devraient permettre l’exportation des blés et des orges, après une année difficile. « En France, on estimait au 12 juillet entre 37,5 et 38 millions de tonnes récoltées — révisées à 37 Mt suite à la météo pluvieuse de juillet », souligne-t-il.

Campagne export importante attendue en mer Noire

Dans le marché mer Noire, les prix du blé en Russie comme en Ukraine ont progressé mercredi 28 juillet 2021 « dans des proportions toutefois contenues par rapport aux marchés américains et européens », rapporte Agritel, notant que ces origines restent donc plus compétitives à l’export.

« Des récoltes proches des records augurent d’une campagne export importante, détaille Jean-François Lépy. L’anticipation et les chargements sont néanmoins rendus difficiles par la taxe export sur le prix des céréales instaurée par le gouvernement russe. Le marché est donc très peu engagé et tout surplus non prévu de récolte va venir appuyer sur les cours. »

Vers 16h30 sur Euronext, la tonne de blé augmentait de 4,50 euros sur l’échéance de septembre à 220,75 euros, et de 4,25 euros sur l’échéance de décembre à 222,75 euros.

La tonne de maïs, pour sa part, était inchangée sur l’échéance d’août (ancienne récolte) à 262 euros, et progressait de 2 euros sur l’échéance de novembre (prochaine récolte) à 210 euros.

Avec l’AFP.
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Blé et maïs indécis, à l’image du marché

Les prix du blé et du maïs restaient hésitants mardi 21 septembre 2021 à la mi-journée sur le marché européen, après une baisse générale la veille dans un marché attentif à la situation en Chine et aux perspectives de récoltes.