« Le tant attendu appel d’offres de l’Algérie se solderait par un achat relativement conséquent en blé de l’ordre de 600 000 tonnes, probablement entièrement d’origine Europe, réparties entre la Baltique, l’Allemagne et la France », a indiqué le cabinet Agritel dans une note.

Il s’agissait du premier appel d’offres lancé après l’ouverture du cahier des charges aux caractéristiques des blés de la mer Noire, notamment russes.

« Dans ce contexte, que ce soit les bases ou bien encore les prix sur Euronext, les cours trouvent du soutien », a souligné Agritel.

Demande soutenue en blé

D’une manière générale, la demande reste soutenue, et des craintes persistent sur les levées des semis d’automne en Russie et aux Etats-Unis.

« Dans l’hémisphère sud, ce sont les semis de soja et de maïs qui sont impactés par le déficit hydrique sur le continent sud-américain », a ajouté Agritel.

Un contexte de nature à soutenir les cours, d’autant plus que FranceAgriMer a révisé en nette baisse la production hexagonale de maïs, à 12,7 millions de tonnes (Mt), soit 600 000 tonnes de moins que l’estimation de septembre.

Hausse des exportations françaises de maïs

Cette évolution, conjuguée à une révision à la hausse des exportations à destinations des voisins européens de la France, conduit FranceAgriMer à réviser drastiquement le stock final de maïs à 2,2 Mt (- 900 000 tonnes).

> À lire aussi : Mer Noire la sécheresse stimule les exportations françaises de maïs (14/10/2020)

Vers 16h30 sur Euronext, la tonne de blé tendre progressait de 1,25 euro sur l’échéance de décembre à 204,75 euros, et de 1 euro sur l’échéance de mars à 203,25 euros.

La tonne de maïs, elle, progressait de 2 euros sur l’échéance de novembre à 182,50 euros et de 1,75 euro sur l’échéance de janvier à 184 euros.

Avec l’AFP.
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