Illustration de cette incertitude, le résultat de l’appel d’offres lancé en début de semaine par l’Algérie : le pays, premier client pays tiers (hors Union européenne) de la France « n’aurait acheté que 300 000 tonnes de blé environ selon les traders », ont indiqué Agritel et des cabinets de courtage. Un volume faible au regard des années précédentes à la même période, a souligné Agritel, qui s’interroge sur des besoins moindres ou des difficultés de financement du pays.

Dans l’expectative des récoltes

« Il faudra être compétitif par rapport (aux pays de) la Baltique, parce qu’apparemment, c’est elle qui est le plus proche de remporter cet appel d’offres. Mais comme c’est de l’optionnel, ça peut charger n’importe où », a souligné Damien Vercambre, du cabinet Inter-Courtage. « Cela illustre bien l’incertitude qui pèse sur les marchés en matière de demande, alors que sur l’offre, les chiffres s’affinent, tout au moins pour l’hémisphère nord », a estimé Agritel.

« On est toujours dans l’expectative des récoltes qui ont tout doucement démarré en France », a ajouté Damien Vercambre. Ce dernier a rappelé que les pluies tombées ces derniers jours et les températures « qui ont un peu dégringolé par rapport à la semaine dernière, ont un peu calmé les choses » et les inquiétudes quant aux rendements.

Exports d’orge vers la Chine envisagés

Selon un vendeur qui a requis l’anonymat, la baisse de récolte par rapport à l’an dernier pourrait être un peu moins forte que prévu et donner une récolte autour de 33 à 34 millions de tonnes contre 39 millions l’an dernier. « En orge, il y a des régions où c’est la catastrophe, mais il y a des régions où c’est mieux que prévu », a souligné Damien Vercambre.

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« Les rendements en orges d’hiver sont globalement bien inférieurs à ceux de l’an passé, et inférieurs à la moyenne quinquennale. La qualité demeure correcte permettant d’envisager de nouveaux exports, notamment vers la Chine », a noté pour sa part Agritel.

Peu après 18 h 00 sur Euronext, la tonne de blé tendre reculait de 50 centimes d’euro sur l’échéance de septembre à 181,00 euros, et de 1,00 euro sur l’échéance de décembre à 182,50 euros.

La tonne de maïs, elle, perdait 25 centimes d’euro sur l’échéance d’août à 168,25 euros, et perdait 75 centimes sur celle de novembre à 162,75 euros.

Avec l’AFP