Le cours a atteint à nouveau le mardi 23 novembre 2021 un plus haut niveau historique, terminant la séance à 311,50 euros la tonne sur l’échéance de décembre. Une tendance observée partout, de la Bourse de Chicago au bassin de la mer Noire, le prix de la céréale étant soutenu par des inquiétudes sur la qualité du blé australien après des inondations et sur les intentions russes sur la mise en place de nouveaux quotas et taxes à l’exportation.

Sur le marché européen, cette hausse semble s’inscrire dans la durée, avec désormais des estimations de prix au-dessus des 300 euros la tonne jusqu’au mois de mai.

Après les pluies qui menacent la récolte australienne, abondante mais dont la qualité pourrait être durement touchée, les analystes seront attentifs au risque inverse en Amérique du Sud.

« Dans un cas typique de l’effet météorologique dit de La Niña, les pluies sont fréquentes en cette période sur l’Australie et ce phénomène pourrait engendrer dans les semaines à venir un déficit hydrique sur le continent sud-américain », note le cabinet Agritel.

En Europe, une étape attendue a été franchie mardi soir, avec l’adoption de la nouvelle politique agricole commune (Pac) destinée à « verdir » l’agriculture, malgré l’opposition des écologistes et d’une partie de la gauche qui ne la jugent pas à la hauteur des ambitions environnementales de l’Union européenne.

La Commission européenne a aussi publié ses chiffres hebdomadaires sur les flux physiques : les exportations européennes de blé s’affichent à ce jour à 10,27 millions de tonnes hors France (chiffres non disponibles), en hausse par rapport à l’an dernier (9,88 millions de tonnes). Un volume « bien supérieur à l’an dernier », relève Agritel, qui évalue à plus de deux millions de tonnes les exportations françaises depuis le début de l’année.

Sur la scène internationale, la Turquie a acheté 370 000 tonnes d’orge fourragère, la Corée du Sud a lancé un nouvel appel d’offres pour l’achat de maïs et de blé fourrager, et les Philippines ont finalement acheté 100 000 tonnes de blé fourrager australien, pour livraison en février et mars, indique le cabinet Inter-Courtage.

Peu avant 17h10 sur Euronext, le prix du blé tendre perdait 4 euro, à 307,50 euros la tonne, sur l’échéance de décembre et 0,75 euro sur celle de mars, à 307,75 euros la tonne.

Le maïs progressait de 1,50 euro, à 259,50 euros la tonne, sur l’échéance de janvier et de 2,25 euro, à 260 euros la tonne sur celle de mars.

Avec l’AFP