Le ministère de l’Agriculture a annoncé lundi sa première estimation de récolte de céréales à paille, selon laquelle la moisson de blé tendre devrait bondir de 27,1 % par rapport à 2020, avec 37,1 millions de tonnes. Cette estimation marque également une hausse par rapport à la moyenne des cinq ans.

C’est le résultat d’une très forte hausse des surfaces (16 % sur un an) ainsi que d’une nette progression des rendements à 75,1 quintaux par hectare (68,5 q/ha l’an dernier). Concernant la qualité, « hormis, localement, des parcelles couchées par les orages, le reste de la plaine se porte plutôt bien. […] En termes de qualité, on n’a pas recensé plus de problèmes que ça », a indiqué mardi lors d’un point de presse Benoît Piètrement, président du conseil spécialisé des céréales de FranceAgriMer.

À l’inverse, les États-Unis ont révisé en très nette baisse leur estimation de récolte de blé tendre par rapport au mois dernier à 47,5 millions de tonnes dans le rapport mensuel (Wasde) du ministère américain de l’Agriculture, en raison de forte sécheresse. Cela marquerait, en cas de confirmation, un repli par rapport à la récolte de l’année passée. Cette surprise venue des États-Unis a fait progresser les cours du blé lundi soir sur Euronext en fin de journée.

« Les cours peinent cependant à progresser de manière significative au regard du manque de compétitivité » face aux blés du bassin de production de la mer Noire, « dont les prix poursuivent leur repli », alors que la récolte bat son plein dans cette région, a souligné le cabinet Agritel dans une note publiée mardi.

En France, de nouvelles pluies retardent encore un peu les récoltes, mais le retour du beau temps est attendu pour le week-end.

Concernant le maïs, le rapport Wasde révise à la baisse son estimation de production pour le Brésil à 93 millions de tonnes, un chiffre « encore bien trop optimiste », selon Agritel, qui table sur 88 millions de tonnes, après les sécheresses historiques qu’a connues le pays.

Peu avant 17h00 sur Euronext, la tonne de blé tendre regagnait 3 euros sur l’échéance de septembre, à 202 euros, et 2,25 euros sur celle de décembre, à 203,75 euros. Par comparaison, un pic à 232 euros avait été atteint en mai.

La tonne de maïs, elle, progressait de 50 centimes sur l’échéance d’août, à 235,50 euros, et de 2,25 euros sur l’échéance de novembre, à 195,50 euros.

Avec l’AFP