En dépit d’un rebond dans la matinée de lundi, le cours du blé a terminé en net repli en fin de journée, alimenté par l’inquiétude mondiale liée au nouveau variant du coronavirus découvert en Afrique du Sud.

Une baisse accentuée par l’annonce du gouvernement australien d’une production de blé record à 34,4 millions de tonnes. « Ces chiffres sont au-dessus des attentes et confirment que les pluies ont été bénéfiques pour la quantité, mais il demeure un impact qualitatif négatif encore difficile à chiffrer », relève le cabinet Agritel.

Bonne qualité du blé d’hiver américain

Aux États-Unis, maïs et blé ont aussi terminé dans le rouge lundi, à la suite des annonces australiennes, mais aussi de bonnes prévisions pour la qualité du blé d’hiver américain, avec des grains estimés « à 44 % comme bons à excellents, certes inchangées par rapport à la semaine passée, mais au-dessus des attentes des traders », selon la même source.

Le ministère américain de l’Agriculture a par ailleurs publié son rapport hebdomadaire sur les exportations, qui s’affichent en hausse pour le blé (à 250 650 tonnes) et stables pour le maïs (à 766 100 tonnes).

L’Egypte aux achats

Sur la scène internationale, l’Egypte a réalisé le plus gros achat de la campagne : 600 000 tonnes de blé, d’origine roumaine (240 000 tonnes), russe (240 000 tonnes) et ukrainienne (120 000 tonnes). Le Caire a délaissé les blés français, jugés trop chers, relève le cabinet Inter-Courtage.

Vers 17 h 30 sur Euronext, le prix du blé tendre reculait de 5,75 euros à 281,25 euros la tonne sur l’échéance de décembre et de 9,25 euros sur celle de mars à 288,25 euros la tonne.

Le maïs perdait 10,00 euros à 237,00 euros la tonne sur l’échéance de janvier et 9,50 euros à 238,00 euros la tonne sur celle de mars.

Avec l’AFP