« Les pluies perdurent sur l’Hexagone et suscitent bien des inquiétudes sur les chantiers de récolte encore à effectuer tant d’un point de vue qualitatif que quantitatif », souligne le cabinet Agritel dans une note du 4 août 2021.

La production française de blé tendre pourrait atteindre 36,7 millions de tonnes, rapporte mercredi Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture. Cette estimation au 1er août est en baisse de 400 000 tonnes par rapport à celle de juillet.

Ce volume est toutefois supérieur de 25,8 % par rapport à l’an dernier et de 10 % comparativement à la moyenne de 2016 à 2020.

Au niveau de l’Union européenne, la récolte est estimée à 127,2 millions de tonnes (+7,7 % sur un an). « Les pays de l’Europe de l’Est ont des situations contrastées avec une baisse de la récolte de 20 % en Pologne et des augmentations de 10,3 % en Hongrie et de 52,4 % en Roumanie », souligne Agreste.

L’évaluation de la production de maïs reste, quant à elle, « incertaine », selon Agreste, qui estime que la récolte pourrait reculer de 3,1 % sur un an, à 13,2 millions de tonnes. Par rapport à la moyenne quinquennale, la production resterait stable (+0,1 %).

Dans les zones les plus avancées, les premiers chantiers de récolte de maïs sont attendus autour du 26 août par l’institut technique Arvalis, soit une semaine plus tard qu’initialement anticipé.

Vers 16h15 sur Euronext, la tonne de blé gagnait 1,25 euro sur l’échéance de septembre, à 229,50 euros, et 1,50 euro sur l’échéance de décembre, à 231,50 euros. Les échéances de mars et mai étaient aussi ancrées au-dessus de 230 euros la tonne.

La tonne de maïs, pour sa part, progressait vers 14h15 de cinq euros sur l’échéance d’août, bientôt close, à 300 euros, et de 50 centimes sur l’échéance de novembre, à 211,75 euros.

AFP