Sur le marché américain, les cours du blé ont réagi aux baisses de production annoncées la semaine dernière au Canada et en Europe, « mais les prévisions optimistes pour l’Australie limitent le potentiel de hausse », selon le cabinet Agritel. Par ailleurs, il relève que les exportations depuis le bassin de production de la mer Noire « demeurent soutenues et ce malgré les taxes imposées par la Russie ».

Les cours se tassent depuis quelques jours, toujours à un niveau élevé, dans un contexte de flambée des cours des engrais.

Taxes russes en baisse

« En Russie, contre toute attente, les taxes à l’exportation ont légèrement baissé aussi bien en blé, à 50,90 dollars la tonne (52,50 la semaine passée), en orge, à 31 dollars la tonne (33,10) et en maïs, à 47,80 dollars la tonne (49) », rapporte le cabinet Inter-Courtage. Ce dernier ajoute que « des sources bien informées, qui essayent de prévoir la tendance de ces taxes (dont le calcul reste obscur), estiment que la taxe du blé pourrait dépasser les 75 dollars la tonne en octobre ».

Par ailleurs, la Chine se détourne des céréales et des produits laitiers lituaniens en raison du rapprochement entre Vilnius et Taïwan, toujours selon Inter-Courtage.

Premières récoltes en France

En maïs, les premiers chantiers de récolte ont débuté en France, avec des rendements élevés. Les conditions climatiques pluvieuses cette année ont été favorables pour cette culture exigeante en eau.

Aux États-Unis, les prévisions de récolte oscillent entre 380 et 382 millions de tonnes.

Peu avant 16h30 sur Euronext, la tonne de blé tendre reculait de 2 € sur l’échéance de décembre, à 245,75 € et de 1,75 € sur l’échéance de mars, à 242 €.

La tonne de maïs était en recul de 2 € sur l’échéance de novembre, à 216 €, et de 1,75 € sur l’échéance de janvier, à 217,25 €.

Avec l’AFP