D’une manière générale, les céréales sont soutenues par « la bonne demande chinoise, qui ne se dément pas. On a des inquiétudes concrètes et réelles sur la prochaine récolte, avec des stocks de fin de campagne qui sont légers », a souligné un courtier du marché des grains ayant requis l’anonymat.

Sécheresse au Brésil et en Argentine

Concernant le maïs, la sécheresse au Brésil est plus que jamais considérée comme « très inquiétante » : « On commence à parler d’un niveau de récolte sous les 100 millions de tonnes, ce qui serait un vrai handicap », a indiqué ce courtier.

Et les difficultés climatiques en Amérique du Sud ne se cantonnent plus au Brésil, à en croire une note du cabinet Agritel, qui a souligné que le « déficit hydrique est également pénalisant pour l’Argentine d’un point de vue logistique, avec maintenant des difficultés de navigation sur les fleuves en raison des basses eaux ».

Aux États-Unis, la vague de froid qui a sévi ces dernières semaines a provoqué des dégâts. « Toutefois, on a actuellement des améliorations climatiques », a indiqué ce courtier.

En France, après la vague de gel du début d’avril, suivie d’un épisode de sécheresse, la part de blé tendre cultivé dans des conditions considérées comme « bonnes » à « très bonnes » a un peu régressé, passant de 81 à 79 %,, selon le baromètre CéréObs de FranceAgriMer publié le vendredi 7 mai 2021.

Les pluies « refont » un peu les cultures en France

Toutefois, « les pluies actuelles « refont » un peu les cultures. On sait que les dégâts sont faits pour le colza, mais on pense que ça va nettement améliorer la situation des blés et des orges en particulier », a indiqué le courtier.

Au Maroc, les autorités ont remis en place une taxe à l’importation du blé tendre à compter du 1er juin. Les experts tablent sur un fort rebond de la production nationale cette année, a rapporté le cabinet Inter-Courtage.

Vers 17h00 sur Euronext, la tonne de blé tendre reculait de 2,25 euros sur l’échéance de septembre, à 251,50 euros, et de 1,75 euro sur l’échéance de décembre, à 228,50 euros.

La tonne de maïs, quant à elle, progressait de 2,25 euros sur l’échéance de juin, à 261,25 euros, et de 2,75 euros sur l’échéance d’août, à 250 euros.

Concernant les prix physiques, la progression des prix payés pour le blé tendre a concerné cette semaine essentiellement la prochaine récolte, en forte hausse. Le maïs de l’ancienne récolte a lui fortement progressé.

Avec l’AFP