Le climat commercial se montre moins porteur, face au recul des besoins pour le Maghreb.

La demande transalpine est également peu soutenue. Les engraisseurs italiens souffrent d’un manque de rentabilité sur les lots en place depuis le début d’année. Les acheteurs ciblent la bonne marchandise avec des charolais de 350-400 kg à 3,56 € à Moulins-Engilbert ou des limousins de même poids à 2,86 € à Ussel.

Dans la marchandise plus légère, le statut vaccinal a une très grande importance, au regard du repli des ventes sur l’Espagne. Les engraisseurs sont réticents à rentrer des animaux étant donné les conditions climatiques actuelles. Les bons broutards préparés et vaccinés contre la grippe restent demandés, que ce soit à l’exportation ou à l’échelle nationale pour l’engraissement ou la repousse. Dans les nombreux broutards non-vaccinés de moins de 270 kg, on observe une dégradation des prix voire une mévente pour ceux de moyenne conformation (500 à 600 €/pièce).

En blonds d’Aquitaine, les acheteurs sont plus réticents vis-à-vis des bêtes légères. Le commerce se montre plus calme avec un recul des prix sur les marchés. Les tarifs attribués aux bons mâles blonds d’Aquitaine se tassent autour de 3,36 €/kg vif sur le marché d’Agen pour des poids compris entre 300 et 350 kg et se situent à 3,55 € dans les 250 à 300 kg. Cette baisse est également observée sur les marchés de Cholet ou de Châteaubriant où les bons sujets de 300-350 kg se valorisent entre 1 000 et 1 100 €/pièce. Les transactions sont laborieuses dans les blonds de second choix.

Parmi les femelles, le commerce est un peu plus calme. Les bonnes charolaises U de 300-350 kg se vendent entre 2,60 et 2,70 € ou à 2,80 € pour les limousines vaccinées. Les non vaccinées de qualité trouvent preneur au sein de l’hexagone pour la repousse entre 650 et 750 €. Les expéditions sur l’Espagne sont réduites, engendrant des invendus sur les marchés et des tarifs très faibles.