Cette semaine, les apports sont un peu plus réguliers, après la semaine réduite du 14 juillet. Les exportateurs en profitent pour mettre une forte pression sur les prix avant la trêve des confiseurs sur les quinze premiers jours d’août, où de nombreux opérateurs seront en congé.

Le mauvais commerce des jeunes bovins et les retards de sortie qui s’accumulent font reculer la demande. Les éleveurs français observent les effets d’un marché déstabilisé par la pandémie de Covid-19.

Le commerce se complique face au recul de la demande italienne et surtout de la pression imposée par les engraisseurs italiens dans les taurillons. Le recul des prix est significatif pour les taurillons de 450-500 kg, qui se valorisent autour de 2,44 € à Moulins-Engilbert. Les bons broutards de 350-400 kg sont également à la baisse et partent à 2,66 €/kg vif. Les transactions sont tendues et sélectives pour les animaux de second choix, peu sollicités par les acheteurs notamment sur l’Espagne.

Sur l’Ouest, la pression est mise par les engraisseurs français qui ne peuvent plus travailler faute de revenus et s’inquiètent des rendements de maïs à venir. Les tarifs sont à la baisse dans les charolais, limousins, rouges des prés ou blonds d’Aquitaine.

En femelles, l’offre reste juste suffisante pour les besoins exprimés. Le commerce est régulier avec un maintien des cours pour les bonnes charolaises vaccinées pour l’exportation ou la France. Le placement reste très calme pour celles de choix ordinaire, destinées à l’exportation vers l’Espagne.