Devant cette pression exercée sur les prix, les éleveurs de races à viande du Grand Massif central appelle à une rétention des animaux dans les fermes, mais la saison et les stocks fourragers se prêtent peu à une action longue.

À l’exportation, les volumes envoyés vers l’Italie sont stables, mais les tarifs proposés restent faibles et engendrent de lourdes pertes dans les élevages. Sur les cadrans, les prix des charolais U de 350-400 kg se maintiennent entre 2,45 et 2,50 €/kg vif.

Sur les marchés d’Ussel ou des Hérolles, les tarifs se tiennent un peu mieux dans les limousins au regard de l’offre plus réduite. Les sujets U de 350-400 kg se valorisent autour de 2,75 €. Ceux de 300-350 kg se négocient en moyenne à 2,90 €.

Ces tarifs ne concernent que les animaux préparés et convenablement vaccinés contre la FCO 4/8. La marchandise qui ne respecte pas ces règles a plus de peine à trouver preneur, à une saison où les problèmes sanitaires sont plus fréquents. C’est notamment le cas sur les marchés de l’Ouest : à Châteaubriant, le commerce est plus laborieux pour une grande partie des animaux à destination de l’Espagne.

Parmi les femelles, l’ambiance commerciale reste favorable. L’offre limitée couvre tout juste les besoins des opérateurs italiens. Sur les cadrans, les bonnes charolaises ou limousines U de 300-350 kg sont valorisées entre 2,70 et 2,80 €. Cette fluidité de marché bénéficie également aux catégories inférieures préparées pour l’Espagne.