Au niveau des exportations, les flux ont repris vers les gros ateliers d’engraissement italiens. Les opérateurs cherchent à compenser la semaine écourtée de l’Ascension. De leur côté, les petits engraisseurs du nord de l’Italie souffrent de la hausse du coût des matières premières et des faibles prix pratiqués en jeune bovin.

Ailleurs en Europe, les expéditions vers l’Allemagne ralentissent, le commerce étant également touché par le recul du prix de la viande. La demande espagnole reste réservée. Les ateliers sont chargés et les livraisons vers les pays tiers sont à la baisse après le ramadan.

Les besoins des engraisseurs sont ciblés sur les bons mâles charolais herbés de 350-450 kg. À Moulins-Engilbert, les taurillons se valorisent entre 2,65 et 2,70 €/kg vif et les broutards se vendent de 2,70 à 2,80 €.

En limousin, le commerce des mâles légers est plus calme. Le coût des aliments freine la demande pour la repousse. Les taurillons d’herbe sont peu nombreux étant donné les conditions météo peu favorables. À Ussel, les limousins U de 350-400 kg se valorisent autour de 2,80 €. Sur le marché d’Agen, la tendance commerciale est baissière, avec une moindre concurrence entre acheteurs. Les sujets de 300-350 kg se négocient à 2,75 €.

Du côté des blonds d’Aquitaine vaccinés, la demande est suivie pour les bons mâles de 350-400 kg préparés pour l’exportation. Sur le marché de Cholet, leur prix s’établit à 3,20 €. Les broutards vaccinés de 250-300 kg se valorisent autour de 3,55 € à Cholet alors que les tarifs tombent à 3,20 € pour les animaux non vaccinés à Agen.