À l’exportation, les engraisseurs italiens peinent à couvrir leurs besoins en broutards lourds car l’accroissement des coûts de production et la stagnation des cours n’incitent pas les éleveurs à produire ces gammes de marchandise. Une partie d’entre eux poussent leurs animaux vers une valorisation finale dans la viande, plus prometteuse. Ce manque d’offre sur les cadrans renforce la valorisation des animaux préparés pour l’exportation. À Moulins-Engilbert, le commerce est fluide. Les cours des bons mâles charolais de 400-450 kg se maintiennent autour de 2,70 €. À Ussel et à Agen, les limousins de 350-400 kg se valorisent à 2,97 € et à 2,83 €, respectivement.

À Châteaubriant, plus de 1 000 broutards non vaccinés ont été encore présentés ce matin, conduisant les acheteurs à faire pression sur les prix. La belle marchandise de conformation U résiste mieux pour des mises en place régionales, mais les tarifs des broutards de second choix, croisés ou légers sont malmenés. Les charolais R de 250-300 kg se vendent entre 550 et 750 €, alors que les bons U de 300-350 kg se tiennent entre 880 et 960 €. Les croisés de moyenne conformation et les femelles ordinaires se trouvent très pénalisés sans l’accès au marché espagnol.

Dans les femelles, l’activité commerciale est un peu plus calme face à l’accroissement de l’offre mais les tarifs se maintiennent dans la belle marchandise préparée pour l’exportation. Sur les cadrans de Moulins-Engilbert ou de Châteaumeillant, les charolaises U de 300-350 kg se négocient autour de 2,75 €. À Ussel, les limousines de 350-400 kg se vendent à 2,85 €. Le tri est plus sensible dans la marchandise plus commune.