L’activité commerciale est dans la continuité des semaines précédentes. Les transactions sont fluides et les tarifs sont fermes à haussiers dans l’ensemble des bons mâles charolais, limousins ou croisés préparés pour l’exportation. La demande de repousse accentue le dynamisme des ventes en mâles légers.

Une exception : les broutards de plus de 450 kg, qui pâtissent de la fermeture du marché algérien. Depuis le 13 février, l’Algérie impose une vaccination FCO-4 et FCO-8 pour les animaux importés. Le protocole induit un délai de 31 jours entre la vaccination et l’embarquement (quarantaine incluse).

Sur les marchés au cadran de Moulins-Engilbert, Châteaumeillant ou Saint-Christophe-en-Brionnais, les acheteurs sont nombreux, avec des besoins pour de multiples débouchés à l’exportation. Les mâles charolais U de 350-400 kg sont côtés de 2,70 à 2,80 €/kg vif à Châteaumeillant ou Moulins-Engilbert. À Ussel, les limousins de 350-400 kg s’échangent avec une moyenne à 3 €/kg vif. Ces niveaux tarifaires sont sensiblement les mêmes que l’an passé.

Dans les plus légers, l’écoulement demeure fluide sur les marchés de l’Ouest, où les charolais U de 300-350 kg se valorisent de 900 à 950 €/tête, et ceux de 250-300 kg, de 800 à 900 €. Compte tenu de la qualité de l’offre sur le marché de Châteaubriant, la majorité des animaux part vers l’Espagne.

Dans les femelles, la vaccination reste un atout pour le débouché à l’exportation sur le marché italien. La vente est régulière, avec une demande axée sur les bonnes charolaises ou limousines à exporter, ou indemnes d’IBR à garder pour la repousse. Dans les femelles plus ordinaires ou légères, la vente à destination de l’Espagne est fluide, mais à des tarifs qui stagnent.