Le réservoir d’animaux préparés pour l’exportation, que ce soit vers l’Italie, l’Allemagne ou les Pays-Bas, est assez modeste, car une partie des éleveurs ne vaccinent pas contre la FCO. Il y a encore quelques mois, les écarts de valorisation entre les animaux vaccinés et les non-vaccinés n’étaient pas incitatifs, mis à part dans le centre du pays pour les gammes destinées au marché italien. Le marché espagnol était fortement demandeur. Mais les fluctuations monétaires ont mis à mal les expéditions vers la Turquie, qui s’approvisionne aujourd’hui en Amérique latine.

Sur le marché intérieur, de plus en plus d’engraisseurs jettent l’éponge quand ils en ont la possibilité. Ceux qui ont de grosses rotations compriment les charges pour rester compétitifs, mais c’est très difficile, avec un marché à l’exportation du jeune bovin anéanti par la concurrence polonaise et espagnole.

L’activité commerciale montre deux visages. Les transactions sont assez fluides dans le centre du pays pour les charolais ou les limousins vaccinés (10 ou 60 jours en fonction du débouché). À Moulins-Engilbert, les mâles charolais U de 350 à 400 kg se valorisent autour de 2,72 €/ kg vif et les 400-450 kg sont à 2,68 €. Le commerce reste assez actif dans le cœur du bassin limousin, avec des 350-400 kg U vaccinés à 3,08 € de moyenne à Ussel ou 3,04 € aux Hérolles.

Sur les marchés où la vaccination est moins présente, on observe un commerce très compliqué avec de gros écarts de valorisation, non seulement sur la qualité, mais également sur la non-vaccination des animaux. Des broutards de même format peuvent se vendre avec plus de 100 € d’écart de prix.

La tendance est baissière sur les marchés de l’Ouest avec une baisse de 15 € par broutard sur le marché de Châteaubriant.