En bovins à viande, la demande se montre un peu moins soutenue, notamment dans les femelles de haut de gamme à l’approche des concours. Les échanges sont normaux et les tarifs, maintenus dans les bonnes femelles blondes d’Aquitaine ou limousines. Le commerce des charolaises retrouve un certain équilibre, avec une meilleure couverture des besoins à cette saison où les éleveurs trient les animaux qu’ils ne veulent pas hiverner. À Saint-Christophe-en-Brionnais, les jeunes vaches R de moins de six ans se valorisent à 4,28 € tandis que celles de six à dix ans se négocient à 4,20 € à Cholet.

En réformes laitières, le tempo commercial est sensiblement le même. Les industriels couvrent plus facilement leurs besoins face à une demande saisonnière en repli. Si quelques hausses résiduelles d’ajustement subsistent, la tendance est à la stabilisation des prix parmi les vaches prim’holsteins, normandes ou montbéliardes.

Sur les marchés, les bonnes laitières O se vendent de 3,40 à 3,45 €. Celles de conformation P2 ou P3 affichent des tarifs compris entre 2,80 et 3,35 € en fonction du poids. Les femelles P−1 restent pénalisées entre 2,20 et 2,50 €. Du côté des taureaux de races à viande, les besoins restent soutenus. Ces derniers se commercialisent de 3,30 à 3,45 €.

En jeunes bovins, les abatteurs peinent toujours à couvrir leurs besoins compte tenu d’une offre toujours déficitaire à l’échelle européenne. La tendance commerciale reste positive : les charolais U se valorisent autour de 4,45 € et ceux de conformation R affichent 3,34 € sur les cotations entrée abattoir.