Les retards de sortie des jeunes bovins s’amenuisent, avec 1,2 semaine de retard pour un peu moins de 15 000 têtes (semaine 35) en surstocks dans les fermes. La pression mise par les industriels est destinée à maintenir nos produits compétitifs vis-à-vis de la concurrence des autres pays de l’Union européenne, notamment de l’Italie, où l’on observe comme chaque année à cette période un recul de la demande des arrières. Cette spirale baissière est catastrophique pour l’ensemble des engraisseurs de l’Union européenne et elle a de fortes répercussions sur le prix des broutards.

La situation reste très compliquée, pour une filière essentiellement tournée vers l’exportation et qui a subi de plein fouet les effets de la Covid-19 sur le marché européen. Les tarifs sont très bas avec des retards de sortie qui engendrent des animaux trop lourds et qui sont fortement pénalisés par les abatteurs.

Le prix moyen cumulé des charolais et des limousins U se situe à 3,79 €/kg net sur la cotation entrée abattoir FranceAgriMer, mais sur les marchés comme dans les campagnes les jeunes bovins charolais U se négocient le plus souvent entre 3,60 et 3,66 €/kg net et autour de 3,55 €/kg net dans les R avec des animaux souvent très lourds en raison des retards de sortie. Les éleveurs subissent ainsi la double peine de coûts plus élevés pour des tarifs dépréciés. Les blonds d’Aquitaine sont également touchés, avec des E de moins d’un an qui se négocient entre 4,10 et 4,50 €/kg net s’ils font moins de 360 kg de carcasse et des U qui se situent entre 3,90 et 4,00 €/kg net, voire moins dans les lourds ou ceux qui sont en limite d’âge.