"Nouvelle journée de repli sur les céréales vendredi [2 décembre 2022] sur l’ensemble des marchés dans un contexte de craintes de récession économique liées essentiellement à la hausse des coûts des énergies", explique Agritel dans sa note quotidienne. Vendredi sur Euronext, la tonne de blé a clôturé à 307,75 euros sur l'échéance de mars (–4,75 euros par rapport à la clôture précédente) et à 306,25 euros (–5 euros) sur celle de mai. La tonne de maïs terminait à 294,50 euros (–3 euros) sur mars et à 297,00 euros (–2,75 euros) sur juin.

"Ce repli s’inscrit alors que les exportations de céréales origines françaises restent soutenues et que l’écart de prix avec les origines mer Noire se réduit. Néanmoins, le rebond de l’euro limite ce mouvement", précise le cabinet. Ce lundi 5 décembre, vers 11h00 sur Euronext, la tonne de blé gagnait 0,50 euro sur l'échéance de mars, à 308,25 euros, restait stable sur mai, à 306,25 euros. La tonne de maïs reculait de 1 euro, à 293,50 euros, sur l'échéance de mars et reprenait 0,25 euro, à 297,25 euros, sur celle de juin.

Moins de blé en Argentine et au Canada

En Argentine, "le déficit hydrique aura définitivement pénalisé la récolte de blé de 2022, estimée entre 10 et 11 millions de tonnes, soit en repli de 50 % par rapport à l’an passé", note Agritel.

Au Canada, l'agence de la statistique revoit à la baisse son estimation de production de blé en 2022, à 33,8 millions de tonnes, contre 34,7 le mois dernier. "Cela reste néanmoins 52 % au-delà de l’an passé", rapporte le cabinet.

À Chicago

À la Bourse de Chicago, le contrat de blé sur mars a clôturé vendredi en baisse de 22 cents de dollar, à 761 cents par boisseau. Il progresse de 3 cents ce matin sur Globex (1). Le contrat de maïs sur mars a également clôturé en baisse, de 14 cents, à 646 cents par boisseau. Il reste stable ce matin sur Globex.

(1) Premier système de négociation électronique du monde.