La demande des abattoirs est moins soutenue, notamment pour les femelles de haut de gamme, avec la valorisation de volumes sur les concours d'animaux de boucherie qui vont aisément couvrir les besoins dans les semaines à venir. De fait, sur les marchés, la vente est calme, mais les tarifs se maintiennent dans les bonnes blondes d’Aquitaine ou limousines. En charolaises, le commerce retrouve un certain équilibre. Les besoins sont mieux couverts à cette saison, où les éleveurs trient les animaux qu’ils ne veulent pas hiverner. Les vaches R se valorisent  à 4,30 € à Saint-Christophe-en-Brionnais et à 4,25 € à Cholet.

En réformes laitières, le tempo commercial est le même que ces dernières semaines. Les industriels couvrent plus facilement leurs besoins compte tenu de la demande en repli. La tendance reste baissière dans les vaches holsteins, normandes ou montbéliardes. Les bonnes laitières O se vendent de 4,65 à 4,75 € sur les marchés et les femelles P 2/3 négocient de 4,50 à 4,60 € en fonction du poids. Les mauvaises vaches (P–1) restent pénalisées, avec des tarifs entre 3,00 et 3,40 €. En taureaux de réforme, la demande reste peu dynamique.

En jeunes bovins, les abatteurs peinent toujours à couvrir leurs besoins dans un contexte européen qui demeure très porteur. Les cours restent orientés à la hausse : les charolais U se négocient autour de 5,30 € et les animaux de conformation R partent à 5,20 € sur les cotations entrées d’abattoirs.