"Le retour de l'euro sur un niveau au plus haut depuis plus de quatre mois face au dollar amène ainsi mécaniquement des ajustements de prix tant pour les produits d'importation, potentiellement plus attractifs, que pour les marchandises à exporter", analyse Agritel.

Une situation qui a pesé sur les cours le jeudi 24 novembre 2022 sur Euronext. Ainsi, la tonne de blé a clôturé à 321,25 euros sur l'échéance de décembre (–6 euros par rapport à la clôture précédente) et à 315,00 euros (– 4 euros) sur celle de mars. La tonne de maïs terminait à 303,00 euros (–1 euro) sur mars et à 305,50 euros (–0,50 euro) sur juin.

À la Bourse de Chicago, les marchés des céréales étiaent clos en raison des vacances de Thanksgiving.

Origines mer Noire attractives

Sur la scène internationale, l'Égypte a acheté 175 000 tonnes de blé origine mer Noire, volume réparti entre 35 000 tonnes de blé ukrainien et 80 000 tonnes de blé russe. "Les origines mer Noire demeurent attractives d'autant que l'activité à l'exportation reste essentielle face aux volumes récoltés avec de nouveaux ajustements de production en Ukraine et un record de production en Russie en blé", estime Agritel.

L'Irak a également finalisé son appel d'offres par l'achat de 300 000 tonnes de blé, les origines retenues sont le Canada et l'Australie. Ce dernier pays a débuté ses récoltes et devrait ainsi retrouver des disponibilités importantes.

Vers 12h00, vendredi 25 novembre 2022, la tonne de blé regagnait un peu de terrain en prenant 3 euros sur l'échéance de décembre, à 324,25 euros, et 2,50 euros sur celle de mars, à 317,50 €. La tonne de maïs gagnait 0,25 euro sur mars, à 303,25 euros ainsi que sur l'échéance de juin à 305,75 euros.