"La fermeté de l'euro, couplée à la perspective d'un prolongement de l'accord sur le corridor au départ de l'Ukraine, amène inévitablement une situation d'ajustement des prix à la baisse, même si la situation demeure complexe après les explosions rencontrées hier en Pologne et les nouveaux bombardements observés en Ukraine", souligne ce matin Agritel dans note quotidienne.

Chicago, les marchés des céréales ont clôturé en hausse. Le maïs a progressé de 10 cents et le blé de 10 cents. Les cours ont été soutenus par deux belles ventes au Mexique, dont une de 230 000 tonnes de maïs. À la clôture, un missile venait de tomber en Pologne à la frontière avec l’Ukraine, poussant les prix à la hausse. Comme il s’agit vraisemblablement d’un missile ukrainien, les prix recèdent ce matin les quelques cents gagnés en clôture", informe de son côté Sitagri.  

Au plus bas depuis septembre et août

"En blé, le cours de l'échéance de décembre 2022, dont les options sont arrivées à échéance hier soir, a clôturé sur son plus bas niveau depuis septembre en s'affichant sous 320 €/t. En maïs, la baisse est également marquée avec des prix négociés au plus bas depuis août sous 315 €/t pour l’échéance de mars 2023", ajoute encore Agritel. 

Ainsi, le 15 novembre 2022 sur Euronext, la tonne de blé a clôturé à 319,50 euros (–4,50 euros par rapport à la clôture précédente) sur l’échéance de décembre et à 319,25 euros sur celle de mars (–4,75 euros). La tonne de maïs, quant à elle, terminait à 311,50 euros (–6,25 euros) sur mars et à 312,50 euros (–6,25 euros) sur juin.

Le mercredi 16 novembre sur Euronext, peu avant 11 heures, la tonne de blé poursuivait sa baisse. Elle perdait 0,25 euro sur l'échéance de décembre, à 319,25 euros, et 0,50 euro sur celle de mars, à 318,75 euros. La tonne de maïs perdait, quant à elle, 2,00 euros sur l'échéance de mars, à 309,50 euros, comme sur celle de juin, à 310,50 euros.

"Les très bons chiffres à l'exportation en blé au départ de l'Europe, depuis ce début de campagne, communiqués par la Commission européenne, n'ont pas apporté de soutien au marché malgré un volume de 13,35 millions de tonnes, soit un bond de près de 10 % par rapport à l'an dernier. Ce chiffre est toutefois à mettre en parallèle des importations de maïs. Ces dernières ont en effet quasi doublé par rapport à l'an dernier à la même date pour atteindre 10,85 millions de tonnes", signale enfin Agritel.