"Amorcés après la publication du rapport mensuel de l'USDA de mercredi soir, les cours à Chicago ont accéléré le mouvement de repli en séance jeudi. Les cours du blé, comme du maïs, se sont rapprochés des niveaux négociés à la fin d'août et viennent ainsi tester une nouvelle zone de support. Dans ce contexte, la séance de vendredi a affiché une hausse sans toutefois parvenir à compenser le mouvement de repli observé depuis mercredi", résume Agritel.

Sur Euronext, le blé est resté stable vendredi, tandis que les cours du maïs ont légèrement reculé. La tonne de blé a clôturé à 327,25 euros (stable par rapport à la clôture précédente) sur l’échéance de décembre et à 327,00 euros (–0,50 euro) sur celle de mars. La tonne de maïs terminait à 320,00 euros (–1,25 euro) sur mars et à 321,50 euros (–2,00 euros) sur juin.

Égypte et Tunisie aux achats

"Depuis la publication du rapport de l'USDA, les acheteurs internationaux se sont repositionnés, à l'image de l'Égypte jeudi et de la Tunisie vendredi, rapporte Agritel. Finalement, le Gasc a acheté 280 000 t de blé d'origine russe. La Tunisie aurait, quant à elle, finalisé ses négociations par l'achat de 100 000 t de blé tendre, 100 000 t de blé dur et 50 000 t d'orges fourragères pour des chargements annoncés entre les mois de décembre et de janvier prochains."

Le lundi 14 novembre 2022, peu avant 11 heures, la tonne de blé gagnait 0,25 euro sur l'échéance de décembre, à 327,50 euros, et perdait 0,25 euro sur celle de mars, à 326,75 euros. La tonne de maïs perdait, quant à elle, 1,25 euro sur l'échéance de mars, à 318,75 euros, et perdait 0,75 euro sur celle de juin, à 320,75  euros.

Le dollar perd 4,1 % sur une semaine

"L’euro a fortement rebondi ce week-end face à un dollar US qui a reculé après la publication des chiffres de l’inflation US, moins importante qu’attendue par les marchés, indique Sitagri. Sur une basse hebdomadaire, le dollar a perdu 4,1%. L’inflation avait atteint son plus haut niveau en juin avec une progression annuelle de 9.1%. Son recul devrait permettre à la Fed (banque fédérale) d’envisager des hausses des taux moins agressives que préalablement envisagées. Depuis mars, la Fed a augmenté ses taux directeurs de 375 points de base. La parité euro/dollar s’échange ce lundi matin autour de 1,020."

Selon Agritel, les exportateurs européens suivent avec le plus grand intérêt l'activité internationale et les niveaux de prix négociés. "Les origines européennes sont toujours challengées par les origines russes. Le rebond de l'euro face au dollar implique également un nouvel élément qui pèse sur l'attractivité des origines européennes."

Incertitudes sur la récolte en Argentine

"Néanmoins, les perspectives d'une moindre récolte annoncée en Argentine amènent bien évidemment un facteur d'incertitude face à l'arrivée prochaine de la récolte de l'hémisphère Sud. La Bourse des grains de Buenos Aires communique désormais sur une production de blé à 12,4 millions de tonnes, soit un niveau bien inférieur à ses dernières estimations et même à celles de l'USDA. La Bourse de Rosario met également un fort potentiel de repli des exportations de blé en Argentine. Le volume exporté de blé pour la campagne de 2022-2023 pourrait ainsi fondre de plus de 50 %par rapport à l'an dernier, pour n'atteindre que7 millions de tonnes face au repli de la production", ajoute Agritel.