Vendredi dernier, le 4 novembre 2022, la tonne de blé a clôturé sur Euronext à 339,25 euros (–1,50 euro par rapport à la clôture de la veille) sur l’échéance de décembre et à 339,50 euros (–2,00 euros) sur celle de mars. La tonne de maïs, quant à elle, terminait à 333,50 euros (–2,75 euros) sur mars et à 334,75 euros (–2,00 euros) sur juin.

Le revirement de Moscou concernant l'accord sur les exportations de céréales en mer Noire "ne va pas renverser structurellement la conjoncture des prix sur les marchés agricoles ukrainiens. Au contraire, les prix des commodités vont peut-être même encore baisser car les stocks s’accumulent, considère La Coopération Agricole métiers du grain. Les agriculteurs ukrainiens n’ont pas encore vendu l’intégralité de leur récolte de 2021 alors qu’ils viennent de moissonner leur production de l’année. Des milliers d’hectares de maïs ne peuvent pas être récoltés car les planteurs n’ont pas moyen de financer le séchage des grains."

En revanche, à la Bourse de Chicago, les marchés ont clôturé vendredi en légère hausse. "Ils ont été soutenus par les perspectives d’exportation après un recul du dollar US", explique Sitagri.

Températures au-dessus de la moyenne

À l'ouverture d'Euronext le lundi 7 novembre 2022, vers 11h00, les cours continuaient leur recul : la tonne de blé perdait 2,25 euros sur l'échéance de décembre, à 337,00 euros, et 2,00 euros sur celle de mars, à 337,50 euros. Celle de maïs perdait 1,25 euro sur l'échéance de mars, à 332,25 euros, et 2 euros sur celle de juin, à 332,75 euros.

"Malgré un léger repli des températures, celles-ci demeurent au-dessus de la moyenne et engendrent un état végétatif avancé des cultures d’automne, laissant craindre une sensibilité accrue au risque de gel, notamment au printemps prochain", insiste Agritel.

Selon FranceAgriMer, 84 % des blés étaient semés au 31 octobre et 99 % des maïs récoltés. 23 % des blés durs sont estimés semés.

Sur la scène internationale, l’Irak a acheté 150 000 tonnes de blé de qualité hard origines Canada, Lituanie ou Australie. L’Égypte revient aux achats et lance un appel d’offres pour chargements 15-30 décembre 2022 et 1-15 janvier 2023. L’Algérie revient également aux achats et a lancé un appel d’offres en blé.

En Argentine, la Bourse de Buenos Aires revoit à la baisse la production de blé à 14 millions de tonnes contre 15,2 estimés précédemment.