Jeudi 20 octobre 2022 sur Euronext, la tonne de blé a clôturé à 338,75 euros (+ 2,75 euros par rapport à la clôture de la veille) sur l’échéance de décembre et à 339,25 euros (+ 3,25 euros) sur l’échéance de mars. La tonne de maïs clôturait, quant à elle, à 332,25 euros (+ 5,25 euros) sur l’échéance de novembre et à 331,25 euros (+4,75 euros) sur celle de mars.

Cevendredi 21 octobre, les cours marquaient une pause à l'ouverture. Vers 11h00, la tonne de blé perdait ainsi 0,50 euro, à 338,25 euros, sur l'échéance de décembre et 0,50 euro, à 338,75 euros, sur celle de mars. De son côté, la tonne de maïs perdait 0,50 euro, à 331,75 euros, sur l'échéance de novembre et gagnait 0,50 euro, à 331,75 euros, sur mars.

Incertitudes sur l'avenir du corridor

Les marchés évoluaient "dans un contexte où les pourparlers sur le corridor s’éternisent et où l’Ukraine craint l’ouverture d’un nouveau front à la frontière avec la Biélorussie", souligne Agritel dans sa note quotidienne.

Jeudi 20 octobre, l'Organisation des Nations unies (ONU) a appelé à la prolongation de l'accord d'exportation de céréales ukrainiennes afin d'en préserver les effets bénéfiques pour la sécurité alimentaire. Les incertitudes qui l'entourent ont déjà fait remonter le prix de certains produits, a-t-elle mis en garde. Signé le 22 juillet, il prendra fin le 19 novembre.

Moscou va "examiner très sérieusement" l'avenir de l'accord

"Dans un contexte où l'incertitude règne sur le commerce, les signaux comptent pour beaucoup", a déclaré Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). "Lorsqu'il n'y a pas de clarté, personne ne sait ce qui va se passer, et la spéculation et l'accumulation prennent le dessus", a-t-elle insisté, dans un communiqué accompagnant un rapport de ses services faisant le point sur l'Initiative de la mer Noire en faveur des céréales (BSGI).

Moscou estime que les sanctions des pays occidentaux entravent la mise en œuvre d'une partie de cet accord, notamment concernant les exportations d'engrais russes. "Il ne sert à rien de poursuivre un accord, dont une partie n'a aucun avenir", a expliqué Guennadi Gatilov, ambassadeur de Russie auprès de l'ONU à Genève. Il a affirmé que Moscou va "examiner très sérieusement" l'avenir de cet accord.

"La Russie a annoncé qu’elle instaura des quotas d’exportation pour la deuxième moitié de la campagne de 2022-2023", fait savoir Sitagri dans son rapport quotidien. Le cabinet rappelle que "le pays a réalisé cet été sa meilleure récolte de blé de tous les temps".

Monde : 2 256 millions de tonnes de céréales en 2022-2023

Au 20 octobre 2022, le Conseil international des céréales (CIC)maintient ses prévisions sur la production mondiale de céréales pour 2022-2023 par rapport à sa dernière estimation du 22 septembre, à 2 256 millions de tonnes. 

Les estimations de la production mondiale de blé restent stables sur un mois à 792 millions de tonnes. Elles sont supérieures de 10 millions à la production de 2021-2022.

En revanche, celles du maïs reculent de deux millions de tonnes sur un mois, à 1 166 (-51 millions sur un an). Cette baisse est due aux replis des rendements attendus en Ukraine, dans l'Union européenne et aux États-Unis. Elle est contrebalancée par la progression des projections de récoltes d’orge, explique le CIC.