Mercredi 12 octobre 2022 sur Euronext, la tonne de blé clôturait à 353,25 euros (-2,75 euros par rapport à la clôture de la veille) sur l’échéance de décembre, et à 352,75 euros (-2,00 euros) sur l’échéance de mars. La tonne de maïs terminait la séance à 340,25 euros (-0,50 euro) sur l’échéance de novembre, et à 340,50 euros (+0,50 euros) sur celle de mars.

Ce jeudi 13 octobre 2022, vers 11 h sur Euronext, la tonne de blé perdait 1,75 euro à 351,50 euros sur l’échéance de décembre, et 1,75 euro à 351,25 euros sur celle de mars. La tonne de maïs perdait 0,50 euro à 339,75 euros sur l’échéance de novembre, et 1,25 euro à 339,25 euros sur mars.

Le dernier rapport du ministère américain de l'Agriculture (USDA), publié le 12 octobre après la clôture des marchés, est considéré comme "quasiment neutre en blé et maïs", indique Agritel dans sa note quotidienne.

Blé et orge : des semis en bonnes conditions

Catherine Cauchard, cheffe de projet Céré’Obs, a fait un point sur l'avancée des semis français de céréales à paille le 12 octobre, à l’issue du Conseil spécialisé "grandes cultures" de FranceAgriMer. "Nous sommes au tout début, mais pour l'instant les semis se font dans les temps, et dans de très bonnes conditions " a-t-elle indiqué. Au 3 octobre 2022, 8% des surfaces d'orge d'hiver et 3% des surfaces de blé avaient été implantées, principalement dans le quart nord-est de la France comme d'ordinaire.

Énergie : baisse des utilisations de blé en industrie

Pour des raisons de craintes sur l'impact de la flambée des prix de l'énergie, FranceAgriMer a revu à la baisse son estimation d'utilisation de blé tendre par le secteur industriel pour 2022-2023. Amidonneries et glutenneries devraient ainsi transformer 2,7 millions de tonnes (-55 000 tonnes par rapport aux estimations du mois dernier).

"Nous n'avons pas d'information sur ce qui est programmé dans les entreprises, a précisé Marc Zribi, chef de l’unité Grains et sucre de FranceAgriMer. Mais les experts anticipent globalement une baisse des volumes transformés par l'amidonnerie, et de manière générale des produits agricoles qui sont transformés avec une forte intensité énergétique."

Il a noté une "accélération de la production pour essayer d'en réaliser le maximum avant la période critique de l'hiver", et donc de risques de coupures. Seraient ainsi impactés les amidonneries, les sucreries, les fabricants d'aliments du bétail. Les éthanolerie sont aussi concernées par le sujet, via la baisse des marges sur l'éthanol.

18 jours d'avance pour les récoltes de maïs

FranceAgriMer a présenté son premier bilan français 2022-2023 pour le maïs, bousculé par la sécheresse et les épisodes caniculaires de l'été 2022. Les exportations françaises de maïs sont attendues en baisse de 39% entre 2021-2022 et 2022-2023.

Au 3 octobre 2022, les récoltes de maïs étaient avancées à hauteur de 67%, avec 18 jours d'avance par rapport à la moyenne quinquennale. Catherine Cauchard, a souligné une "grande hétérogénéité des conditions de culture" en France. Si la façade ouest a été très impactée par le climat, d'autres régions s'en sortent mieux, comme la Champagne.

Elle a signalé que le taux d'humidité des grains est exceptionnellement bas ; une bonne nouvelle quant aux besoins de séchage des récoltes.