« Les marchés restent suspendus à l’évolution de la situation sur le bassin mer Noire, avec ce matin en pré-ouverture une prime de risque qui devrait à nouveau s’installer suite aux événements sur le pont reliant la Crimée, informe ce matin le cabinet Agritel. L’accord sur le corridor signé avec la Russie se termine le mois prochain et la question se pose sur son renouvellement », ajoute-t-il.

Vendredi 7 octobre 2022 sur Euronext, la tonne de blé clôturait à 348,00 euros (+3,00 euros par rapport à la clôture de la veille) sur l’échéance de décembre, et à 346,75 euros (+2,50 euros) sur l’échéance de mars. La tonne de maïs terminait la séance à 336,50 euros (-0,75 euro) sur l’échéance de novembre, et à 336,35 euros (-1,25 euro) sur mars.

Ce lundi 10 octobre, vers 11 h sur Euronext, la tonne de blé progressait de 8,00 euros à 356,00 euros sur l’échéance de décembre, et de 7,50 euros à 354,25 euros sur celle de mars. La tonne de maïs progressait de 5,50 euros à 342,00 euros sur l’échéance de novembre, et de 5,25 euros à 341,50 euros sur mars.

En Ukraine, selon le ministère de l’Agriculture, la production de blé 2022 serait de 19,2 millions de tonnes (32,2 millions de tonnes en 2021) et celle d’orge de 5,5 millions de tonnes (9,4 millions de tonnes en 2021).

Dans l’Union européenne, la production de maïs est estimée en nette baisse par la Commission européenne, à 55,5 millions de tonnes, soit la plus faible production depuis 2007. « Dans ce contexte, les importations de l’Union européenne pourraient afficher un niveau élevé de 21 millions de tonnes », précise Agritel.