À l’exportation, les opérateurs italiens sont demandeurs de broutards et de taurillons lourds et vaccinés. La semaine dernière, près de 21 000 animaux ont été exportés vers l’Italie. En direction de l’Espagne, les échanges reprennent timidement. La filière d’engraissement, très dépendante des intrants, étant toujours en grande difficulté. Les autres destinations restent l’Allemagne, l’Algérie et quelques pays de l’Union européenne.

 

Les acheteurs attendaient un afflux de marchandises pour cause de sécheresse, mais la panique ne semble pas avoir gagné les éleveurs, qui ont pu compter sur les stocks fourragers de 2021. L’offre progresse donc doucement, et la qualité est souvent au rendez-vous sur les marchés ou les cadrans du centre. À Moulins-Engilbert, Châteaumeillant et Saint-Christophe-en-Brionnais, les broutards ou les taurillons charolais U de 350-450 kg se négocient autour de 3,40-3,45 €/kg vif.

Sur le cadran des Hérolles, les tarifs des sujets limousins se stabilisent également à un bon niveau. Les broutards U de 350-400 kg se vendent à 3,50 € de moyenne. Les plus légers, de 300-350 kg, voient leurs tarifs remonter à 3,38 € à Agen.

 

En femelles, le marché reste déficitaire par rapport au niveau de la demande. Les ventes sont actives sur les cadrans et les tarifs, toujours très fermes. Les bonnes charolaises âgées de 12 à 18 mois, pesant entre 350-400 kg, se commercialisent à 3,28 € à Moulins-Engilbert. Les limousines de 300-350 kg se valorisent quant à elles à 3,18 € de moyenne à Ussel.