Avec le redoux des températures et la pluie qui a reverdi les herbages, les éleveurs ne sont pas pressés de vendre leurs broutards, face à des tarifs qui restent élevés sur les marchés. Les apports sur les cadrans sont en repli pour cette semaine du Sommet de l’élevage.

Cela accroît le déficit de l’offre. Les importateurs italiens ont du mal à satisfaire leurs éleveurs dont les bâtiments se vident plus vite qu’ils ne se remplissent. Les niveaux des prix des jeunes bovins donnent un peu plus d’aisance aux acheteurs, ce qui n’élude nullement le problème de l’accroissement des coûts de production.

Le commerce reste fluide sur les cadrans du Centre où les tarifs se maintiennent. À Moulins-Engilbert, Châteaumeillant ou Saint Christophe-en-Brionnais, les mâles charolais U de 350-450 kg se vendent entre 3,40 et 3,50 € (2,60 et 2,65 €/ kg il y a un an).

La tendance est également à la stabilité dans les limousins à Ussel, Agen ou aux Hérolles : les bons lots de 350 à 400 kg vaccinés s'échangent entre de 3,50 € et 3,65 €. Dans les 300-350 kg, les tarifs sont compris entre 2,80 et 2,90 € à Agen ou Mauriac.

Dans les blonds d’Aquitaine, la demande reste soutenue pour les sujets de 300-350 kg vaccinés qui se négocient autour de 3,88 € sur les marchés de Cholet ou d’Agen.

Dans la moyenne marchandise, si les sujets vaccinés se vendent sans difficulté sur l’Espagne, la situation reste en revanche compliquée pour les mâles et les femelles légers ou de moindre conformation non-vaccinés dont l’offre progresse à cette saison.

En femelles, les disponibilités demeurent insuffisantes pour satisfaire la demande italienne. Les tarifs se maintiennent entre 3,25 et 3,30 € dans les bonnes charolaises ou limousines de plus de 300 kg. La moyenne marchandise est encore peu présente sur le marché. Elle reste dans les prairies, mais les volumes vont progresser à l’approche de la saison hivernale avec de gros soucis de débouché en perspective.