L’amont de la filière s’attend à une nouvelle phase de décapitalisation si le ciel ne change pas rapidement de couleur. Le mal est déjà fait dans de nombreuses régions avec des prairies grillées et des maïs sans rendement et sans grains.

 

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L’offre regroupera des vaches qui n’auront pas rempli ou des animaux amaigris. Cette qualité de marchandise ne sera pas en adéquation avec ce que souhaitent les abattoirs et les distributeurs. Le risque est donc de trouver des écarts de valorisation entre les bons animaux finis (3 d’engraissement) et le bétail plus maigre (2).

 

Cette semaine, les tarifs ont très peu varié sur des marchés peu approvisionnés. Dans les réformes laitières, la tension est plus sensible, avec une dégradation plus rapide de la qualité. Les éleveurs ont gardé leurs animaux pour compenser le manque de production au détriment de la finition.

 

Les bonnes vaches viandées restent correctement valorisées entre 4,75 et 4,85 €, mais la gamme de prix est plus ouverte dans le milieu de gamme avec un tri plus sévère des abatteurs. Les tarifs chutes entre 3,50 et 3,70 € dans les vaches P-1 et P-2.