Les prix du blé ont d’ailleurs bien progressé le lundi 8 février 2021 en fin de journée, anticipant un rapport haussier, avec une révision attendue à la hausse des chiffres d’exportations de céréales américaines.

 

« Autre facteur de soutien, la météo qui annonce une vague de froid intense sur les États-Unis alors qu’en Europe ce sont plus des risques de gel mécanique faisant suite aux récentes pluies qui sont à craindre dans certains endroits », a souligné le cabinet Agritel dans une note publiée mardi.

 

Les conditions excellentes jusqu’à présent ont permis une hausse significative des surfaces semées de cultures d’hiver, notamment de blé et d’orge, par rapport à l’an dernier où de fortes précipitations avaient fait chuter les semis d’hiver et notamment de blé sur une large part de la façade ouest de la France.

 

« La sole de céréales d’hiver s’établirait en 2021 à 6,85 millions d’hectares, en hausse de 12,9 % par rapport à 2020 et inférieure de 1,9 % par rapport à la moyenne 2016-2020 », selon une note d’Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture.

 

La sole de blé tendre d’hiver augmenterait ainsi par rapport à 2020 de 15,2 %, atteignant 4,9 millions d’hectares, en légère hausse de 0,7 % par rapport à la moyenne 2016-2020, selon cette note qui précise que « toutes les régions verraient leurs surfaces augmenter sur un an ».

 

La sole d’orge d’hiver augmenterait pour sa part de 3,1 % par rapport à 2020, mais demeurerait inférieure de 9,1 % par rapport à la moyenne 2016-2020.

 

Peu avant 17 heures sur Euronext, la tonne de blé tendre progressait de 50 centimes sur l’échéance de mars, à 227 €, et de 75 centimes était inchangée sur l’échéance de mai, à 221,50 €.

 

La tonne de maïs, quant à elle, progressait de 1 euro sur l’échéance de mars, à 220 €, et de 1 € sur l’échéance de juin, à 215,50 €.