«Avec mes parents, nous commercialisons 80 % de nos pommes de terre via la grande distribution. C’est grâce à « Terre d’Eure-et-Loir », une marque créée en 2002 par la chambre d’agriculture, que nous avons développé notre activité. Avant, nous ne livrions que deux supermarchés voisins. Aujourd’hui, nous travaillons en direct avec une soixantaine de magasins : Carrefour, Leclerc, Intermarché, Super U, Auchan et bientôt Géant. La marque est un bel argument de vente quand on discute avec leurs directeurs ou les chefs de rayon. D’autant que, par choix, nous effectuons nous-mêmes les livraisons et les mises en rayon. Ils apprécient ce service, ça les arrange. C’est aussi une manière d’entretenir de bonnes relations, de fidéliser les distributeurs. Les aspects humains sont essentiels !

Nous nous sommes adressés à une centrale d’achat de la région pour obtenir des référencements supplémentaires mais les relations ne sont pas les mêmes. Nous avions le sentiment de n’être plus qu’un numéro parmi d’autres, en concurrence directe avec des fournisseurs nationaux, avec des prix proposés trop bas ou des exigences de volume impossibles à tenir. Même avec l’argument local en notre faveur ! Mieux vaut s’adresser directement en magasin où le personnel est davantage à l’affût des attentes des consommateurs. Surtout avec une estampille régionale comme la nôtre. C’est en revanche la limite d’une telle marque : dès qu’on sort du département, elle n’est plus vendeuse. »