Laurent Haye veut profiter de leur vitalité : après un passage un peu difficile, ce producteur de grandes cultures (blé, escourgeon, colza, pois) et liniculteur compte trouver, auprès des start-ups, un complément de revenu ou, pour le moins, une façon d’optimiser ses décisions et donc ses coûts.

« J’ai l’application comparateuragricole.com pour optimiser la commercialisation de mes grains. Sur ce même thème, j’ai une formation prévue avec Piloter sa ferme et j’ai déposé une offre de conseils et formation sur la plate-forme Agrifind, sur le thème de l’agriculture de conservation des sols. Et comme j’ai un semoir très spécifique, je l’ai soumis à la location sur le site Wefarmup. Je fais par ailleurs partie des testeurs de l’outil du Ceta numérique, Farmleap. »

Non syndiqué, Laurent Haye est aussi coopérateur et adhère à un groupe de réflexion au sein de son centre de gestion Cerfrance : « Je vais vers ces start-ups tout en conservant les acteurs historiques. Ce ne sont pas des alternatives. Pour moi c’est très complémentaire. »

Il envisage également de planter des capteurs connectés sur ses parcelles, à la fin de l’année peut-être… « J’hésite pour une question de coût. Car, pour le reste, mis à part Piloter sa ferme, tout est gratuit. Pour la plupart, je suis en phase de test… On n’a pas assez de recul aujourd’hui pour évaluer ce que peuvent nous apporter les start-ups. Est-ce que ce sera bien ? En tout cas, ça ne fait pas de mal d’essayer. »