« Les éleveurs sous-estiment trop souvent le poids de leurs animaux, constate Gaël Gounot, vétérinaire en Ille-et-Vilaine. Conséquence, ils sous-dosent les traitements - antibiotiques ou antiparasitaires -, ce qui concourt à l’apparition de résistances. » Les prim’holsteins et les normandes ont pris beaucoup de gabarit : désormais, elles ne pèsent plus 500 kg, mais plutôt 700-750 kg. À raison de 10 cm3 d’antibiotique pour 100 kg de poids vif, ce sous-dosage peut se traduire par l’administration d’une seule seringue de produit (50 cm3), là où il en aurait fallu une et demi. Pour se faire une idée du poids réel, on peut se référer au poids indiqué sur le ticket de pesée de l’abattoir. Ce « poids mort » équivaut à 55 % du poids vif pour une vache laitière, et 70 % pour un taurillon. Autres outils : le ruban et la pesée.

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

La modestie de l’offre stabilise les prix

Les apports modestes conduisent à une stabilisation des cours en vaches allaitantes et en réformes laitières.