De la synthèse d’essais de désherbage céréales réalisés entre 2005 et 2014 par Arvalis, il ressort qu’en cas de forte infestation d’une parcelle, un désherbage en sortie d’hiver fait perdre 12 q/ha par rapport à un désherbage d’automne, et 23 q/ha par rapport à un programme d’automne complété par un traitement en sortie d’hiver. Pour Arvalis, en cas de présence de graminées (vulpin, ray-grass, bromes) ou de dicotylédones (coquelicots) résistantes, une action en automne est préférable, pour éviter que l’infestation ne s’installe dans le temps.

« Une économie, une année donnée, peut vite se transformer en travail de longue haleine pour retrouver une situation maîtrisable », précise l’institut. En revanche, avec des faibles densités d’adventices, un traitement avec une association antigraminées et antidicotylédones peut être réservé pour la sortie d’hiver.