Les pois d’hiver sont sensibles aux excès d’eau. Sur de jeunes plantes, une saturation en eau entraîne la perturbation du fonctionnement du système racinaire et des nodosités. En état de sous-alimentation en azote, les plantes jaunissent et s’atrophient. Les symptômes d’asphyxie racinaire ressemblent à ceux provoqués par l’Aphanomyces, mais le champignon, lui, provoque un brunissement des racines, ce qui n’est pas le cas d’un excès d’eau.

Peu d’endurcissement

Terres Inovia informe de plus qu’avec le radoucissement des températures depuis fin décembre, les pois d’hiver ont perdu leur niveau d’endurcissement aux températures négatives. Actuellement, la culture a une résistance au froid proche de 5 °C. Les sols gorgés d’eau rendent aussi les plantes plus sensibles aux dégâts de froid. « Il reste à espérer que la fin de l’hiver, et particulièrement février, soit clémente », conclu l’institut.

Céline Fricotté