À Saint-Saturnin-du-Bois, en Charente-Maritime, Delphine Chamard a déjà commencé à affourager ses limousines au pâturage. « Nous n’avons quasiment pas eu de pluie au mois de mars et seulement 4 mm au mois d’avril », déplore l’éleveuse. Résultat : la pousse est à la peine. Les plantes souffrent à la fois du manque d’eau et du gel. Certaines sont déjà desséchées comme au début de l’été. Les premières fauches pour la constitution des stocks n’ont pas pu se dérouler comme d’habitude. 5 ha seulement ont pu être récoltés, contre une dizaine habituellement. Delphine aimerait que les autorités autorisent la fauche des jachères avant que leur qualité baisse, et elle demande aux céréaliers de ne pas broyer leur paille, afin qu’elle puisse servir aux éleveurs.

R. d’Hardivilliers

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Commerce plus calme dans les laitières d’entrée de gamme

Dans le domaine des allaitantes, les transactions sont plus calmes. En réformes laitières, face à une meilleure couverture de la demande, les industriels accentuent la pression sur les vaches maigres. En jeunes bovins, l’animation commerciale reste soutenue du fait de faibles disponibilités.