«Pour la deuxième année, j’ai semé des betteraves fourragères pour engraisser mes réformes à moindre coût », explique Sébastien Labrune. À la tête de 100 charolaises à Sazeray, dans l’Indre, l’exploitant n’avait semé que 200 m2 près de la stabulation en 2019. « J’avais peur que les animaux ne les consomment pas, explique-t-il. Mais je me suis aperçu qu’ils raffolent de ce complément de ration. » L’essai a été reconduit en 2020 sur une plus grande surface. « J’ai choisi une variété peu enterrée, adaptée au pâturage, explique-t-il. J’ai effectué le semis un peu tard en mai, car j’ai récolté un méteil avant. » La culture a souffert de la sécheresse et de la canicule. Les pieds sont hétérogènes et parfois petits. « Ils continuent de pousser. Ils seront pâturés dans les prochains jours et devraient accélérer la finition des vaches. »

M.-F. M.