Dans un objectif de gestion durable du désherbage du maïs et de prévention des résistances aux herbicides, Arvalis signale qu’il est souhaitable de diversifier et d’alterner les modes d’actions. Des cas de sétaires résistantes au nicosulfuron ont d’ailleurs été diagnostiqués en Poitou-Charentes, ainsi que de digitaires en Pays de la Loire. Les programmes n’utilisant que des herbicides inhibiteurs d’ALS (nicosulfuron, tritosulfuron, prosulfuron, thiencarbazone, foramsulfuron…) sont donc à proscrire.

Pré puis post

L’institut rappelle que les stratégies à double passage restent a priori les plus sécurisantes et les plus régulières pour une bonne maîtrise de la flore. Ainsi, la « pré puis post » est incontournable sur flore complexe de graminées, de dicotylédones classiques et difficiles, et dans les cas de résistances au nicosulfuron. La postlevée précoce peut constituer une alternative si les conditions en post-semis prélevée sont mauvaises, et pour les situations à faibles densités de graminées.