Les vaches ne posent que leurs pattes avant sur la dalle bétonnée derrière les cornadis dans la nouvelle stabulation neuve de Gérard Hérin. À la tête de 125 limousines à Parsac, dans la Creuse, l’exploitant a choisi de mettre en place une stalle étroite de 70 cm de large (et 40 cm de haut) économe en béton. « Cette contremarche vise à maintenir un bon état de propreté derrière le cornadis », explique Gérard Hérin. La fonction de l’aménagement est remplie. « Les animaux sont restés une centaine de jours au total, mais je n’ai pas eu besoin de curer », ajoute Gérard, qui avait envisagé d’allonger la stalle jusqu’à 2,20 m si la propreté n’avait pas été satisfaisante.

« La contremarche est une solution intermédiaire qui permet d’économiser du béton, souligne Renaud Selles, conseiller bâtiment à la chambre d’agriculture de la Creuse. La contrainte par rapport à une stalle autonettoyante, c’est que l’on est obligé de sortir les animaux lors du curage. »

M.-F. M.

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Recul de la demande sur les pièces « arrière »

L’activité commerciale reste assez régulière sur le marché du vif, bien que les industriels observent un recul des commandes dans les pièces « arrière ». Le prix des aloyaux se replie, mais cette baisse n’est pas compensée par une plus-value sur les avants. Les abatteurs, qui ont moins de difficulté à s’approvisionner, commencent à mettre la pression sur les prix des laitières. La demande est également plus calme dans le domaine des allaitantes, mais la modestie de l’offre permet de maintenir les cours.