Avec le gel survenu en avril, la question du risque de montée à graines des betteraves se pose en plaine. « Certes, ce risque existe, mais il n’est pas rédhibitoire », estime Ghislain Malatesta, de l’Institut technique de la betterave (ITB). En effet, la montée à graines se déclenche via la vernalisation, un processus activé par 17 jours non consécutifs en dessous de 5 degrés à partir du semis. « Toutes les betteraves semées en mars ont donc vernalisé », indique l’expert de l’ITB. Mais le phénomène inverse, la dévernalisation, peut bloquer la montée à graines : une température supérieure à 25 degrés (7 jours non consécutifs) à partir du 60e jour après le semis est alors nécessaire pour que ce processus puisse être activé. « Le risque de montée à graines n’est donc pas un critère de resemis à ce stade », conclut Ghislain Malatesta.

C.Salmon