Les œufs sont rarement contaminés par des toxiques chimiques. Néanmoins, des poules ayant accès à du polystyrène, surtout du polystyrène expansé, ont tendance à le picorer et à charger ainsi leurs œufs en retardateurs de flamme bromés (RFB), dont la rémanence est assez importante. Les chercheurs de l’Itavi et de l’Inra, réunis dans le projet Bird, ont en effet pu élucider certains cas de contamination. Même si elles ne sont présentes dans l’environnement qu’en toute petite quantité, ces molécules toxiques pour l’homme vont se concentrer dans le jaune de l’œuf, mais aussi dans la cuisse des volailles, le foie et le filet.

« La vigilance est donc de mise dans les bâtiments pour que ces éléments d’isolation ne soient pas accessibles aux animaux », pointait Angélique Travel (Itavi) lors de la journée de restitution du projet Bird, le 11 janvier à Tours (Indre-et-Loire).

Yanne Boloh