Pour limiter l’usage des antibiotiques, des solutions alternatives émergent. « Nous étudions les propriétés anti-inflammatoires et antibactériennes des huiles essentielles, en alternative ou en appui aux traitements », présente Françoise Médale, chercheuse à l’Inra.

Yves Leloir, directeur de l’unité des sciences et technologies du lait et de l’œuf de l’institut, a, de son côté, déclaré la guerre aux mammites. En s’intéressant aux contaminations dans l’industrie agroalimentaire, le chercheur a découvert les propriétés de certaines bactéries lactiques présentes dans le fromage et potentiellement capables d’inhiber le développement des staphylocoques, principaux responsables des mammites. Les algues pourraient également être de précieuses alliées.

Avec son équipe de chercheurs, Mustapha Berri, de l’unité d’infectiologie et de santé publique de l’Inra, a découvert que certains sucres contenus dans la laitue de mer stimulent les défenses naturelles dans l’intestin des porcs (1). Après des tests in vitro concluants, des expériences devraient être lancées en élevage, notamment sur les truies gestantes. « Les algues ne pourront être qu’un additif alimentaire, précise le chercheur. Il est impossible de dépasser un certain seuil dans les rations, puisque les parois de ces plantes sont difficilement digestibles. »

(1) En partenariat avec la société Olmix.