Les amendements relatifs à l’amélioration du sort des anciens agriculteurs ont été déclarés « irrecevables ». Ils ne pourront pas être discutés lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2020 à l’Assemblée nationale. Une situation dénoncée par une cinquantaine de députés de tous bords politiques.

Énorme déception

Cette nouvelle déconvenue ne décourage pas pour autant les retraités, toujours combatifs. Ainsi, le 5 novembre, Roger Treneule, président de l’Association nationale des retraités agricoles de France (Anraf), a été reçu à l’Élysée par le conseiller d’Emmanuel Macron à l’agriculture : « Notre objectif est d’avoir une entrevue avec le président de la République pour lui expliquer notre situation de détresse. »

Pour obtenir un minimum de pension égal à 85 % du Smic (au lieu de 75 % actuellement), il faut « convaincre ce gouvernement de financer cette revalorisation. Pour l’instant, il n’y est pas prêt », dénonce l’ancien exploitant de Dordogne.

Aurore Cœuru