«La seule manière de traiter de manière harmonisée, dans l’ensemble de l’Union européenne, certaines des questions relatives au bien-être des animaux pendant le transport, et d’en tenir compte dans les dernières mises à jour scientifiques, consiste à réviser le règlement », a indiqué la commission d’enquête sur la protection des animaux pendant le transport, le 16 juin, dans ses recommandations au Conseil et à la Commission européenne.

Les eurodéputés estiment que les textes en vigueur « ne tiennent pas pleinement compte des besoins propres à chaque animal en matière de transport, d’alimentation et d’abreuvement, en fonction de son espèce, de son âge, de sa taille et de sa condition physique ».

La commission d’enquête invite Bruxelles à « œuvrer à la définition d’un ensemble de critères et de normes minimales, élaboré par un groupe d’experts pour l’agrément des moyens de transport d’animaux. Les méthodes de transport utilisées devraient toujours répondre au mieux aux besoins physiologiques et mentaux de l’animal. »

Voie prioritaire aux frontières

Un réexamen des dispositions relatives à la durée du voyage est également demandé. Les députés européens plaident en outre pour la mise en service d’une voie prioritaire aux frontières, destinée au transport d’animaux, afin de « réduire autant que possible tout retard susceptible d’avoir une incidence négative sur le bien-être ».

Afin de faire respecter ces règles, les parlementaires demandent la mise place d’un système de sanctions « efficace, proportionné et dissuasif » à l’échelle euro­péenne.

Vincent Guyot