Entre suppression des solutions disponibles, évolutions réglementaires et climatiques, « le traitement de semences est une activité sur laquelle on a fait marche arrière », a déploré Thierry Momont, président de la section céréales et protéagineux de Semae (ex-Gnis), lors de la 7e Rencontre Filière, le 8 avril.

Des alternatives se développent : biocontrôle, désinfection à la vapeur, ozone, mais aussi amélioration variétale. La filière est demandeuse de nouvelles solutions qui répondent aux besoins des agriculteurs et aux enjeux écologiques, mais la recherche demande du temps, et du financement. « Si on souhaite trouver des solutions génétiques qui permettent de réduire l’utilisation de phytos en végétation et d’améliorer la qualité du produit dans l’intérêt du consommateur, il faudra se poser la question d’un financement équitable de la recherche par l’ensemble des utilisateurs du progrès génétique, rappelle Thierry Momont. Il doit y avoir une responsabilité partagée et une équité face au progrès : les agriculteurs ne doivent pas être les seuls à supporter les contraintes et les coûts. »

Justine Papin