Réuni le 15 février à Lyon, le groupe national loup (GNL) s’est déroulé autour de la réflexion des nouvelles mesures prenant en compte la progression des effectifs du prédateur. « Ainsi, la création d’un « cercle 0 », au sein du « cercle 1 » concernerait les éleveurs qui concentrent le plus d’attaques. Ils bénéficieraient d’aides pour que des bergers soient présents 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 auprès des troupeaux, déclare Claude Font de la Fédération nationale ovine (FNO) qui reconnaît des avancées dans les propositions.

Pour autant, le syndicaliste juge la situation actuelle catastrophique et totalement hors de contrôle par les pouvoirs publics.

Parmi les autres souhaits proposés figure aussi le dossier unique pour regrouper la demande d’aide pour les mesures de protection et la demande pour le tir de défense.

Les lieutenants de louveterie pourraient être mis davantage à contribution, mais pour l’instant tous les départements ne sont pas logés à la même enseigne en ce qui concerne le financement de matériel et l’indemnisation des frais de déplacement.

Des revalorisations insuffisantes

« Les pertes directes seront revalorisées, mais pas les pertes indirectes, regrette Thomas Vernay de la Confédération paysanne. Cela pénalise encore les petites exploitations. »

Il n’y aura pas de prise en charge des moyens de protection à 100 %, comme l’avait préconisée la Commission européenne dans une note à la fin de l’année dernière.

M.-F. M.